Fanfic : Medoc x Moguri – To”gay”ther

Chapitre 1

Alors c’est l’histoire d’un mec qui rentre dans un bar. Ou plutôt … Non, c’est 2 mecs qui rentrent dans un bar. Médoc et Moguri.

Ils se connaissent depuis longtemps, ils travaillent ensemble, il y a une bonne alchimie entre eux. Pour l’humour entre autres, mais pas que. Ils sont amis, potos, copains … Et peut-être même un peu plus.

Ils entrent donc dans un bar, ou plutôt un café car il n’est que 15h et qu’ils se sont donné rendez-vous pour parler boulot. Les voilà assis à une table, en train de discuter de choses et d’autres, parfois sérieusement, parfois en rigolant.
Puis, ils prennent quelques notes pour un nouveau projet, un sketch, et avancent bien. Comme à chaque séance d’écriture, ils bossent dans la bonne humeur et, une blague en entraînant une autre, une certaine émulation créative s’empare alors d’eux jusqu’à leur faire oublier toute notion du temps.
Ils terminent quelques heures plus tard, au crépuscule, un peu fatigués mais surtout satisfaits et se séparent devant la terrasse du café.
“Allez à plus Moguri, on se voit après-demain pour enregistrer le Cosy Corner toute façon.
– Yep of course !”

Moguri lance alors son skate sur le trottoir parisien avant de sauter dessus.
Malheureusement il rate son coup et trébuche, son skate lui faisant alors faux bond et roulant tout seul vers l’arrière…
Il tombe presque en avant mais se raccroche in extremis et comme il peut, là où il peut.
Il relève alors lentement les yeux, le cœur encore battant de sa (presque) chute, et se rend compte qu’il est accroché au col de la veste de Medoc, son visage à quelques centimètres du sien. Leurs regards se croisent, et ils restent quelques secondes interloqués, sans bouger, se fixant l’un l’autre. Moguri se ressaisit alors, se redresse et se met à rire nerveusement en se grattant la nuque.

“Désolé ! Et heureusement que tu avais ta casquette, sinon … tout aurait pu arriver, héhé.
– Oh ?!! Heuuu… Ah ouais clairement ! Ha Ha !” s’exclama Medoc en riant un peu fort pour détendre l’atmosphère. 

Moguri se retourne alors pour aller récupérer son skate qui a rebondi contre une poubelle un peu plus loin et qui s’est arrêté bien sagement sur un coin de porte. Il le relève d’un coup de pointe du pied assuré et repart finalement en faisant un dernier petit signe à son pote resté statique devant le café.
Ils se lancent tous deux un dernier sourire gêné et chacun reprend son chemin.

Sur le chemin du retour, une fois dans le RER avec son casque sur les oreilles, Medoc repense à ce qu’il s’est passé quelques minutes plus tôt.
Il colle sa visière de casquette contre la vitre et devine son propre reflet, un peu flou. Dire qu’il n’y a pas si longtemps, c’était Moguri, son ami, à la même distance. Et s’il n’y avait pas eu cette casquette justement ? Que se serait-il passé ? Leurs visages se seraient-ils touchés ? Auraient-ils été tellement proches que … ? Et leurs lèvres seraient alors entrées en collision …NON !  Il secoue alors la tête et monte le son de sa musique. 

Pourquoi je pense à ça ?! Ça va pas bien … Ça tourne pas rond ou quoi ! Il essaye de chasser ces pensées et de reprendre son calme.
Arrivé chez lui, il s’assit quelques minutes sur sa terrasse afin de se relaxer en réfléchissant au sens de la vie.

 * * *

Chapitre 2

Deux jours plus tard, comme prévu, les voilà ensemble à Lognes chez Medoc pour enregistrer leur podcast hebdo.

Petit check de bienvenue : “Salut, ça va ?
– Pas mal et toi ?
– Ça roule !”

Moguri sort illico une bouteille de whisky à demi entamée de son sac.
“Du Hibiki qu’on m’a offert… Il est super bon, et allie “complexité et sérénité” comme on peut le voir sur l’étiquette ! On va tester ça…
– 12 ans d’âge ? Classe !”

Ils s’installent et se mettent alors au boulot, face à leur micro, chacun avec leur verre.
Grâce à leur tchatche habituelle, tout se déroule à merveille. Il faut dire qu’ils se connaissent par cœur et que leurs délires s’enchaînent tout naturellement, déclenchant souvent l’hilarité chez eux, comme chez leurs auditeurs. Ils ont cette chance, d’être presque toujours sur la même longueur d’onde et d’avoir cette bonne humeur communicative.

Quelques bons délires, de l’actu et des anecdotes croustillantes et plusieurs verres plus tard, ils font une grosse pause car ils ne sont pas encore tout à fait d’accord sur la rubrique qu’ils vont attaquer ensuite.

Grisés par l’alcool et leur enchaînement de blagues stupides, leur pause dure plus longtemps que prévu et la soirée est déjà bien entamée. Il n’y a plus de bon whisky, ni plus grand chose à boire en fait, mais en fouillant un peu dans de vieilles bouteilles, Medoc finit par retrouver quelques restes d’alcool qui traînent.

Il sort alors de son frigo un fond de soda et sert Moguri en whisky-coca improvisé. Ce dernier goûte son verre …
“Mais attends, c’est dégueulasse ! Déjà le whisky est pas ouf mais là il y a carrément plus de bulles … Goûte-moi ça !”

Medoc s’empare du verre tendu et teste à son tour le mélange. Alors qu’il s’apprête à lancer un tonitruant “C’est vrai que c’est pas ouf…” il reprend finalement une gorgée et entend alors Moguri lui dire avec un sourire en coin “Tu sais que ça compte comme un “indirect kiss” ce que tu es en train de faire …”

Le cœur de Medoc rate un battement et il se retient de ne pas recracher sa gorgée… C’était moins une ! Même si le coca n’a plus de bulle, ça lui chatouille quand même bien le nez.
Wow wow wow ! Mais pourquoi est-ce que je réagis comme ça ?! Ca va sembler encore plus louche, faut que je me ressaisisse, et vite !

“T’as raison !… C’est carrément infâme.” Il sent le regard de Moguri toujours sur lui et décide de s’esquiver vers la cuisine afin d’éviter une situation un peu trop “Awkward”.

“Je vais chercher un truc un peu plus décent à boire …ça passera mieux.”

Le voilà en train de fouiller un peu partout dans la cuisine. Ce moment lui permet surtout de reprendre sa contenance habituelle.
De l’Umeshu, avec des glaçons, voilà qui sera quand même bien meilleur.
Lorsqu’il revient avec son verre à la main, son ami s’est endormi dans le canapé.

“ Hey… Moguri… Tu dors mec ? Hey….Kevin !”
Aucune réaction.
Medoc soupire, et pose alors son verre sur la table basse. Grand prince, il finit par couvrir la marmotte avec un plaid et le regarde dormir l’espace d’un instant. Il se rapproche, tout près. Tellement près qu’il n’est qu’à quelques centimètres de son visage et que leurs lèvres manquent se toucher pour la seconde fois en 2 jours.
Mais je déconne plein pot !
Medhi s’éloigne tout à coup … puis se laisse glisser contre le canapé et se retrouve assis sur le sol. Il se prend alors la tête dans les mains, soupire à nouveau, puis finit par boire le verre d’Umeshu d’une traite.

Faut que j’arrête ces conneries tout de suite …

 * * *

Chapitre 2 ver.2

Moguri prend un malin plaisir à titiller Medoc, notamment pour voir ses réactions.
Lorsque ce dernier boit dans le même verre que lui, il ne peut s’empêcher de lâcher un : “Tu sais que ça compte comme un “indirect kiss” ce que tu es en train de faire…”, tout en souriant.

Et ça ne rate pas, son ami semble si gêné et qu’il part dans la cuisine plusieurs minutes.
Si ce n’est pas un signe ça !
Kévin rit intérieurement, fier de lui, et s’allonge sur le canapé, satisfait. Il sourit toujours, les yeux fermés, mais l’alcool aidant il finit par sombrer, sans même s’en rendre compte, dans les bras de Morphée.
C’est lorsqu’il sent un plaid en train d’être posé sur son bras qu’il se réveille soudainement, mais ne fait qu’entrouvrir les yeux sans bouger. 

Il distingue alors Medoc, tout proche, se rapprochant de plus en plus, jusqu’à s’arrêter à quelques centimètres de son visage. Il sent même sa respiration sur sa peau.
Est-ce que je suis en train de rêver ?!
Son cœur s’emballe mais il reste stoïque, afin de ne pas être découvert, et continue de faire semblant de dormir.

Mais Medhi s’éloigne tout à coup … puis se laisse glisser contre le canapé et se retrouve assis sur le sol. Il soupire, puis finit par descendre d’une traite le verre qu’il venait surement de ramener.
Kévin ne bouge pas mais ses pensées, elles, s’affolent. Il s’était bien rendu compte que deux jours avant, lorsqu’il était tombé de son skate, la situation entre eux était devenu… étrange.
Et là, tout semblait encore plus clair. Ou plus confus en fait ! 

Etait-ce du désir qu’il avait cru entrevoir dans le regard de son ami ? Avait-il faillit l’embrasser à son insu ? Impossible !…
Et pourtant…
Finalement, Moguri finira par se rendormir, des questions plein la tête.

* * *

Chapitre 3

Le lendemain matin, Moguri se réveille avec la nuque bien raide (que la nuque hein ^^). 

Un canapé c’est “cosy”, mais ce n’est pas ce qu’il se fait de mieux en matière de confort pour y dormir. Heureusement qu’il avait le fameux plaid posé si délicatement par Medoc et qui lui a tenu chaud toute la nuit.
Son esprit s’égare encore quelques minutes sur les événements de la veille mais ses pensées sont rapidement interrompues par Medoc qui semble réveillé depuis un petit moment. Ce dernier lui envoie une serviette en pleine face en lui proposant d’aller se doucher. L’occasion est trop belle et Moguri ne peut s’empêcher de lâcher un “On la prend ensemble ?”

Medoc esquisse un rapide sourire et lui fait un “non” de la tête affichant un visage qui semble dire que c’est la pire connerie qu’il ait jamais entendu.
Et pourtant, il en a entendu un bon paquet au cours de sa vie.

Moguri part donc vers la salle de bain. Il a légèrement mal au crâne mais une bonne douche devrait finir de le réveiller en douceur. Il se déshabille, fait couler l’eau quelques instants, puis commence à se frictionner avec le gel douche. 

L’eau est chaude, très chaude et de la buée finit rapidement par envahir la pièce. Il se lave les cheveux, les yeux fermés, et sent tout à coup une main posée sur son dos. Medoc l’a finalement rejoint… Et il sent maintenant sa main descendre le long de son échine.
Malgré l’eau chaude, Moguri frémit.
Lentement, Medhi remonte et commence à lui caresser la poitrine faisant mousser le savon et rendant son geste encore plus sensuel et doux. Ses mains glissent harmonieusement sur la peau nue de Kevin.
Ce dernier ne peut s’empêcher de lâcher un gémissement en penchant la tête en arrière.

Il rouvre alors les yeux subitement, et se rend compte que ça fait un bon moment qu’il est là, tout seul sous la douche… Son imagination étant partie complètement en roue libre !
Il regarde son torse et se rend alors compte qu’il est en train de se caresser la poitrine, tout en imaginant que c’est la main de Medoc.

Wowowowowow mais qu’est ce qu’il m’arrive ?! Faut que je me calme…

Son excitation est malgré tout palpable et il met un petit moment à reprendre ses esprits. Il a même besoin d’un temps de plus pour que sa respiration redevienne calme et régulière. Il finit par se sécher et par sortir de la salle-de-bain, en serviette.

Cette douche aura finalement été plus longue que prévue…Et un peu plus mouvementée.

* * *

NEW (10.02.2020) Chapitre 4

Le reste de la matinée se passe un peu plus calmement, les 2 hommes mangent un simili de petit déjeuner dans un silence quelque peu inhabituel tout en se jetant des petits regards en coin qui, eux, en disent long.
Ils finissent par enregistrer la dernière rubrique de leur podcast, un peu à la va-vite, afin de boucler l’émission et Kevin rentre finalement chez-lui.

* * *

Une semaine s’écoule. Chacun de son côté repense à tous ces petits moments étranges et à ce qui a commencé à changer entre eux…

Kevin revient à Lognes pour un nouvel enregistrement. Ce jour là il pleut à verse et il se fait surprendre en sortant du train. Il arrive donc trempé chez Medoc qui le regarde sur le pas de la porte en riant sous cape.
Une fois rentré, Medhi, grand prince (comme toujours) lui file un de ses hoodies bordeaux pour qu’il puisse porter quelque chose de sec. Moguri tente d’enlever son manteau, et se retrouve un peu empêtré entre le fil de son casque et la bandoulière de son sac et galère un peu, et, sans trop savoir pourquoi ni comment, Medoc commence à l’aider à tout démêler et à enfiler le vêtement chaud.
Kevin nage dans un sweat à capuche un peu trop grand pour lui, les cheveux humides et tombants devant ses yeux et Medoc ne peut s’empêcher de le trouver extrêmement mignon.
C’en est trop… Un désir irrésistible le pousse vers la bouche entrouverte de son acolyte et, le tenant encore par les épaules, il se penche alors vers lui. Leurs lèvres se touchent,
tout délicatement, sans même qu’ils aient le temps de bien s’en rendre compte, pour un baiser presque volé.
Moguri cligne alors des yeux, semblant réaliser ce qu’il se passe, et a un léger mouvement de recul. Une fois un peu éloigné, ce dernier remet ses lunettes bien en place en appuyant fortement dessus l’aide de son index, pile entre ses deux yeux, ce qui lui permet également de reprendre une certaine contenance. Medoc ne le voit pas tout de suite mais Moguri a viré au rouge pivoine.

Après un moment de gène, qui leur sembla durer une éternité, ils finissent par s’installer pour l’enregistrement, comme si rien ne s’était passé.

Cette fois-ci ils vont goûter une bonne bouteille envoyée par un des membre de “la meilleure commu”, une bouteille de Chartreuse qui vient d’Isère. Ils sont curieux et il faut tester un peu de tout et un bon petit alcool bien fort leur permettra à tous deux de se remettre de leurs émotions.
Medoc toussote un peu à la première gorgée : “ C’est très fort quand même, on sent que c’est fait par des moines !
– C’est fort en plantes des montagnes surtout.
– Bien entendu ! Les fameuses… herbacées.
– Plantes médicinales.
– Oui, elles aussi héhé.
– Des orties quoi…
– Ha ha ha !”

Et les voilà lancés dans leurs conversations habituelles.

(à suivre…)

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