J’ai changé de vie

Cela fait maintenant 6 ans que je vis à Paris et ma vie à beaucoup changée.

Avant, jusqu’en 2008, je vivais à Toulouse, je faisait des études, des petits boulot, je rêvais beaucoup, je lisais des manga, je regardais des anime, j’écoutais de la J-music, et je découvrais toutes les semaines plein plein d’émission Japonaises. Je trainais beaucoup sur mon ordinateur de bureau, sur internet. Je jouais sur ma PlayStation, ma Dreamcast, ma DS, et ensuite sur ma PS2 et ma Gamecube. Je faisais les Zelda de fond en comble, j’avais les yeux plein d’étoiles devant Ookami, et je jouais à mes premiers MMORPG (Phantasy Star Online, La 4ème Prophétie (T4C), Ragnarök Online, Star Wars Galaxies etc…) et je découvrais, par le biais de mes amis qui bossaient sur ce projet, le lancement de cette chaine très spéciale qui faisait rêver et à laquelle j’aurais dû participer si j’avais habité sur Paris : Nolife.

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Je ne sortais pas beaucoup, je fuyais pas mal le monde réel et surtout le monde des adultes et du travail… Ca n’avais rien d’évident pour moi et surtout, je n’arrivais pas à trouvé de boulot. J’avais quelques amis à Toulouse, venus d’un peu partout dans le sud-ouest, tout comme moi, de bons amis que je voyais de temps en temps, et des amis sur Paris avec qui je conversais beaucoup sur Internet. J’étais vraiment proche d’eux, même à distance. Génération Internet.

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Parfois je me sentais un peu Hikikomori.

Je n’avais pas d’argent. Je passais quasi tout mon temps chez-moi, dans un appart qui manquait de lumière et plutôt mal isolé. Normal qu’à ce moment là mes loisirs étaient essentiellement des loisirs de « geek » qui impliquaient de rester chez-moi sans dépenser d’argent.

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Et puis j’ai voulu cassé mon petit monde, sortir de tout ça, me forcer. Je me suis donnée les moyens (dans tous les sens du terme) et je suis partie vivre un an au Japon en mars 2009.
J’ai quitté ma ville, mon appart (dans lequel j’ai vécu plus de 8 ans), j’ai jeté plein de choses, j’en ai rangé d’autres dans un millier de cartons, pris une valise, une simple valise et je suis partie, seule, vivre à l’autre bout du monde dans ce pays qui m’attire tant.

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Cette année passée à Tokyo a changé beaucoup de choses. Je la raconte en détail dans plein de billets de ce blog. Un an en working-holiday visa.

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Ce séjour a été génial et formateur ! J’ai adoré et j’ai beaucoup appris… Et je suis d’ailleurs retournée par la suite au Japon, en voyage. C’est un pays auquel je suis toujours très attachée, et maintenant ma maman aussi depuis quelle est venue me voir pendant mon année là bas.

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A mon retour en 2010, c’était prévu, une nouvelle vie allait commencer pour moi en France, et à Paris. Pourquoi Paris ? Pour changer, pour trouver un « vrai » travail et ne plus vivoter, et surtout pour vivre avec mon copain de l’époque.
Je me suis rapprochée de mes amis d’internet, mais paradoxalement je me suis éloignée de plein d’entre eux… A moins que ce ne soit eux. Les choses se passent différemment dans la vraie vie que « par écrit »…

Il a fallu trouver un appart (pas simple à Paris, rien n’est simple ici de toute façon), trouver un premier boulot (un petit boulot = serveuse dans un resto jap typique, c’était très dur car j’étais la seule serveuse) et surtout s’adapter à cette ville et à ses habitants.
J’ai rapatrié une grande partie de mes affaires, et je me suis investie à fond dans la déco et emménagement de cet appartement, qui représentait plus ou moins pour moi le renouveau et surtout la stabilité de la trentaine.

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Cet appartement était chaleureux, agréable, bien rempli, à notre image et surtout très lumineux. Je l’aimais beaucoup. C’était notre chez-nous.

bienvenue_maisonJ’ai ensuite eu un nouveau boulot de 2011 à 2012. C’était vraiment tendu comme boulot et un beau n’importe quoi (Infographiste dans une boîte de marquage au laser), voila quelques anecdotes ici et , vous allez rire !
J’ai eu énormément de mal à m’adapter à la « routine »... Ce n’était pas du tout mon mode de vie. Le confort d’un « métro/boulot/dodo » me rendais folle ! Sans parler de la vie à Paris…
Mais ça a aussi été mon premier vrai boulot à plein temps, dans une vraie boite et ça m’a beaucoup apporté. Avoir un premier salaire entier, même si c’était un petit salaire, ça m’a fait un bien fou et j’ai pu commencer à acheter ce dont j’avais envie et à essayer de mettre de coté.
J’ai aussi pu faire de (vrais) cadeaux à mes parents, pour essayer de les remercier de tout ce qu’ils ont fait pour moi et de leur soutient éternel !

En 2012 j’ai encore changé de boulot. Cette fois-ci un bon boulot dans une grosse boîte, celui que j’ai toujours en ce moment. 3ème changements de travail en 2 ans, il faut le temps de trouver ses marques quand on arrive dans une nouvelle ville, trouver la stabilité et l’équilibre, c’est compliqué.

Cette phase d’adaptation a été difficile et stressante, bien que plutôt normale je pense.

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Paris n’étant pas une ville qui me plait particulièrement et où il fait bon vivre, ça n’aide pas forcément. Il faut s’accrocher, voir les bons côtés, trouver son petit quotidien qui sera finalement suffisamment confortable pour se sentir bien, et trouver des choses à faire qui nous plaisent et nous stimulent. J’ai donc rejoint un site de jeux vidéo (pour le plaisir = non payé) dont je suis maintenant la rédac chef depuis des années (et qui a changé de nom) : gamingway.
Nolife m’a contacté pour animer le J-Top, une semaine sur 2 (ou 3) à peu près.
Ces 2 activités qui me prennent énormément de temps, je les fais pour moi, par passion, par plaisir, par défi. Ces activités je les fais sur mon temps libre, à la place d’un sport ou d’une quelconque autre activité, culturelle ou autre, que pourrait pratiquer quelqu’un d’autre. J’ai besoin d’écrire, de créer un minimum et ces 2 activités m’apportent ça !
… Même si parfois je regrette de ne pas avoir de temps pour moi pour faire autre chose que fournir un boulot, apprendre quelque chose par exemple, ou avoir un loisir plus ludique et avec moins de responsabilités.
Cumuler 3 « jobs » ce n’est clairement pas de tout repos tous les jours.

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Et quand j’ai enfin commencé à trouver un équilibre, à trouver ma place dans cette ville, à me sentir un peu mieux, sans crier gare mon copain m’a quitté, pour aucune raison visible, comme ça, POUF ! En rentrant un soir de mai 2013, au bout de 5 ans, sans signe avant coureur, sans tension, sans rien.

Ou comment à nouveau tout détruire.

Ma vie s’en est retrouvée complétement chamboulée… Autant dans mon quotidien et mon adaptation à cette ville, que pour moi-même avec une remise en question énorme.
Il a pourtant fallu rebondir, trouver des solutions rapidement. Impossible de garder cet appartement beaucoup trop cher pour une personne, envoyer le préavis, trouver un nouveau logement en moins de 3 mois… Faire les cartons. Se poser un millier de questions qui resteront pour toujours sans réponse.

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C’est complétement déstabilisée que j’ai dû envisager différentes options : vendre des affaires, faire du tri, jeter, tout mettre en carton… Trouver un nouvel appart et même vivre en coloc car, à Paris, vivre seule c’est trop cher, c’est un luxe.

Difficile de s’adapter et de faire son trou quand il faut sans cesse changer de vie.

Les années suivantes aussi ont été difficiles… Bien évidement. La coloc était une expérience à part.
…Mais clairement pas faite pour moi, surtout avec des gens qui ne savent pas du tout vivre avec les autres. J’ai tout de même appris beaucoup sur moi et surtout que j’étais capable de trésors de patience et de tolérance. Moi. Oui ! Qui l’eut cru ?!
Je suis très satisfaite de moi sur ce coup là…
Par contre, je n’ai pas pu m’infliger ça plus d’un an. J’ai ensuite retrouver ma belle liberté et mon indépendance et ça fait du bien. Je suis plus apte à vivre dans mon monde que d’essayer de partager celui des autres, ou le mien, même si je sais maintenant que je peux le faire.

En deux ans, J’ai rencontré tour à tour deux garçons difficiles : un qui en aimait une autre et un manipulateur à la limite du pervers narcissique.

neige_noel_2010_plantesSont venu s’ajouter à tout ça des problèmes familiaux qui remettent aussi les choses en perspective.

Des mois et même des années vraiment difficiles à vivre. Ca forge et ça apprend beaucoup, je parlais encore récemment de tout le mal que tout ça m’a fait.

elephant-tristeJe sais maintenant que le pire est toujours prêt à surgir.

Paradoxalement durant ces 3 années de trouble et d’inconfort total, j’ai trouvé un équilibre dans mon travail, dans mon quotidien, dans cette « routine » que je détestais tant à mon arrivée sur Paris. Elle a été salvatrice. Contrôler mon temps et tout organiser c’est devenue ma manière à moi de me sentir « dans mon élément » et de savoir un peu où je vais.
J’ai complétement changé de vie, j’ai maintenant deux pieds dans le monde du travail et, même si je sais que ce n’est pas nécessairement le quotidien qui me convient, il me stabilise… Pour l’instant.
Je suis entourée d’hommes dans mon milieu professionnel (et dans mes 2 milieux extra-professionnels), j’ai donc dû m’affirmer comme il se doit. En plus, je travaille au milieu d’ingénieurs, qui ne se prennent donc pas pour n’importe qui. Pas du tout la même ambiance que lorsque je vivotais de petits boulot en petit boulots. Il faut maintenant faire face, s’adapter à une grosse entreprise, aux discutions à la machine à café…Bref c’est un autre monde. Je n’aurais jamais imaginé tout ça.
Maintenant je gagne ma vie, et je contrôle ce que je fais ainsi que mon emploi du temps. Je m’organise maintenant pour la semaine à venir, et, comme je suis très occupée, planifier les choses est primordial. J’arrive (presque) toujours à jongler entre mes 3 occupations et une vie sociale…

Soliel_nuage_oiseaux_ciel_BNF_aout_2014Je suis de moins en moins attachée à ma maison, à mes possession et aux gens… A part à mes proches. Je sais maintenant que, s’il le faut encore, je peux à nouveau tout quitter.
Je sais qu’à tout moment, tout peut être détruit, re-détruit, brulé et cassé, et je sais aussi que je m’en sortirais toujours, ma stabilité tient à peu de choses. Je ne dis pas que si ça arrive je serais moins affectée, mais je l’espère en tout cas. L’instabilité de ce monde, je connais.
J’aimerai malgré tout plus de calme et plus de sécurité mais au moins j’ai l’impression que je sais tout affronter, en espérant que ce n’est pas qu’une impression.

radis_arashi04Ma vie n’a rien à voir avec celle que j’avais il y a 6 ou 7 ans, comme tout le monde ceci dit.
Je suis Parisienne (beurk), je bosse à temps plein, j’ai une routine bien huilée, je suis méga-organisée, et c’est grâce à cette routine que je trouve le temps libre à coté pour faire ce qui me plait. J’aime partir en vacances, même un week-end, aller à l’étranger, je découvre aussi ma propre ville comme une touriste, je sors : resto, ciné, bar, promenade, amis, expo, musées… Je reste aussi chez-moi. Je regarde la télé, des films, je fais la sieste, je fais du jardinage, je joue. Voila.
Je sais aussi maintenant que je n’aime pas Paris et je suis de plus en plus prête à quitter cette ville…Pas tout de suite, mais dans un avenir proche.
Savoir ce qui nous convient c’est déjà un grand pas.

Je veux un jardin, je veux une cuisine, une vie plus simple, loin d’ici…Dans quelques temps, à la campagne, avec un chat. Il est hors de question que je passe le reste de mon temps dans une ville que je n’aime pas, à vivre une vie qui me plait mais qui m’épuise et ne me rend pas forcément heureuse.

On ne choisi pas forcément où l’on né, dans quelle famille, quel environnement, qui l’on est, quelle éducation on a, notre statut social ou l’endroit où on vit, mais on choisi tous de disposer comme bon nous semble du temps qu’il nous reste. Voilà le seul vrai choix que la vie nous laisse.

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12 réflexions au sujet de « J’ai changé de vie »

  1. C’est un très bel article tu as écrit. Je me reconnais tellement bien dans certaines parties… Enfant, je déménageais souvent et donc changeais beaucoup d’écoles, du coup, à l’âge adulte, j’ai remarqué que je n’arrivais à me « poser », à ‘imaginer vivre longtemps dans un même endroit et la vie ne m’aide pas à vraiment penser autre chose. J’ai quitté mes parents il y a 4 ans et je suis à mon 4ème déménagements… Jamais vraiment volontaire en prime, le premier pour mon premier CDI (le seul vrai choix que j’ai fais dans tous ses changements de logement), le deuxième parce que ma propriétaire n’a pas voulu changer les chauffages et qu’il faisait -5 en hiver, le troisième parce que j’ai dû quitter mon travail donc impossible de payer mon loyer, et le quatrième parce que je suis en colocation et que je me retrouve comme « mise à la porte » une nouvelle fois.
    Espérons que le dernier se sera bon, mais j’ai du mal à penser y vivre longtemps… Quoi qu’il en soit, comme tu le dis si bien, ça forge qui nous sommes et c’est se qui fait que nous vivons, il n’y a plus qu’à faire se que l’on veut, peut, à côté, parce que cette vie ne nous donne le choix que sur le temps qu’ils nous restent. -j’aime tellement ta jolie phrase-

    Des bisous

  2. Salut,

    Je me retrouve complément dans ton article, j’ai connu ce que tu cites il y a quelques années et ça va malheureusement recommencer une fois de plus quand je reviendrai du Japon. Peut être qu’un jour j’arriverai à me stabilisé définitivement qui sait.

    Au fil des années tu t’es reprise en main, tu es devenue plus forte et ça forge une personne mine de rien. Après je ne sais pas de quelle manière tu es impulsive, c’est à dire si tu es capable de rechanger de vie du jour au lendemain ou étape par étape, mais il est clair que le jour ou tu seras prête à quitter Paris pour retrouver la campagne tu auras encore fait un grand pas en avant, celui qui mène vers la vie que tu rêves d’avoir.

  3. Un résumé touchant et lucide de ta vie, assez encourageant puisque, malgré les cassures et le ballotage, tu as l’air quand même épanouie.
    Ca serait bien qu’on se rencontre « en vrai » avec que tu ne quittes Panam. Je n’oublie pas ta proposition, là j’ai le nez dans le guidon avec mon prochain départ au Japon.

    Je vis à Paris depuis mes 18 ans. Avec le temps, la ville m’est devenu étouffante. Mais, parce que mon compagnon ne peut pas bosser ailleurs, je n’ai pas de solution de fuite dans l’immédiat. La maison de campagne, ce n’est pas pour moi. J’ai besoin d’un seul foyer pour m’y retrouver. La forêt me manque, l’horizon me manque, l’odeur de la terre… J’ai de la chance d’être dans un quartier tranquille où je connais pas mal de commerçants, où j’ai des chouettes relations humaines avec mes libraires, mon vendeur de thé – bref, les personnes très importantes.

    Si tu n’es pas faite pour vivre ici, difficile de s’y plier.
    Ce qui me fait de la peine en te lisant, c’est de voir la quantité « bénévole » de travail que tu fournis. J’ai l’impression que si tu parvenais à vivre de ce que tu aimes faire – que tu sais et fais correctement – ton quotidien serait plus tranquille.

  4. @Celeesia – Bonjour et bienvenue à toi par ici :). Merci de ton commentaire et contente que tu te reconnaisses dans ce portrait. Ce n’est qu’une petite partie de ma vie car j’ai aussi énormément déménagé dans mon enfance surtout, mais effectivement, changer d’endroit quand on le décide ce n’est pas la même chose que « se faire chasser » d’une manière ou d’une autre d’un endroit.
    J’ai mis du temps à « apprivoiser » mon appart actuel en laissant pas mal de choses dans les cartons. Maintenant ça va mieux, j’y suis depuis 1 an et demi, ce qui n’est pas énorme, mais je commence à m’y sentir « chez-moi ».
    Contente de voir que cet article t’a parlé et que toi aussi tu te retrouves un peu la dedans ! A bientôt ;)

  5. @Eisen – Bouger et être en mouvement, changer de vie, ça peut etre cool, si c’est un choix :). Quand on est forcé de le faire c’est beaucoup moins agréable.
    Je suis assez impulsive mais sur les choix de vie ils sont toujours très réfléchis, depuis longtemps. Je ne fais pas n’importe quoi :) On verra dans le futur… Pour l’instant je pèse encore le pour et le contre :p
    Bon courage à toi !

  6. @Kaeru – Merci. J’avoue que je me suis pas mal livrée dans cet article ^^ !
    Même si les choses ne sont pas parfaites, quand on a été plus ou moins au fond du gouffre, on ne peut qu’aller mieux :) Donc oui je vois maintenant les choses du bon côté, et pour l’instant et je suis équilibrée (je pense). Ca fait du bien de sortir un peu de ce marasme…
    Pas de soucis pour se rencontrer en vrai ! Je ne compte pas partir tout de suite on à encore le temps ;).
    J’espère que tu trouveras ce qui te convient, ou plutôt ce qui VOUS convient le mieux, ce n’est pas forcément évident de tout concilier… Entre Paris et vivre ailleurs.

    Il est possible que vivre de ce que j’aime faire serait une solution…Mais ça me parait compliqué. Faire ce qu’on aime dans la vie et gagner sa vie avec sans s’en dégouter ou que ça devienne une contrainte…..C’est un des équilibres les plus dur je pense. Pour l’instant mes activités ne sont pas des obligations et ça compte aussi…enfin je pense. On verra comment tout ça évolue.
    Et on sait tous bien que l’univers créatif quel qu’il soit est difficile (financièrement aussi)… :/ C’est pas évident de trouver ce qui nous convient au mieux comme équilibre de vie….
    Merci de ton commentaire :) c’est toujours bien d’avoir le point de vue des autres ! ^___^

  7. On dirait que l’heure du bilan à sonné, mais ça semble plutôt bon signe, non?
    Ma première réaction en te lisant, c’était wow! (en fait, c’était « oh la vache! »)
    Merci de t’être autant confiée, mais ça secoue un peu à la première lecture.

    Du coup, j’ai réalisé en te lisant à quel point j’ai eu de la chance dans la vie : on a le même âge, et malgré mon milieu d’origine plutôt modeste, mon parcours n’a pas beaucoup d’obstacles, avec pas mal (trop?) de réussite, et je le réalise mieux grâce à toi. (ou alors il faut que je travaille plus contre mon syndrome de l’imposteur)

    Pour ce qui est d’être déraciné (volontairement ou non), ça n’aide évidemment pas à pousser, et ça demande des efforts de prendre le risque de recréer des liens.
    Mais quand tu trouveras la bonne terre pour toi, profites-en bien, fonce, sans t’inquiéter pour le lendemain.

  8. @pharrek – Oui c’est un bon bilan :). Oh je ne suis pas non plus à plaindre ni ultra malheureuse, je pense qu’on passe tous par des moments difficiles dans la vie…
    Par contre j’ai connu pas mal d’échecs et de mauvaises choses oui…J’ai du mal à concevoir les gens qui ne font que réussir. Je me dit aussi que peut être plus dur sera la chute pour eux, même si ce n’est pas ce que je souhaites. Après, chacun est différent et réagit différemment.

  9. Sacré bilan, qui dénote une belle force de caractère !
    Et du positif finalement (« quand on est au fond du gouffre, on ne peut qu’aller mieux »… je sais d’expérience ce que cela signifie…) !
    Je crois, comme tu le crois aussi, que maintenant tu peux tout affronter. Tu as construit en toi un socle d’équilibre et de lucidité.

  10. @Miss Tigry – Pas sûre pour la force de charactère, je pense qu’on est tous obligé « d’avancer ».
    Oui du positif, ENFIN :)… Tout affronter je l’espère, mais la vie a souvent des surprises bonnes comme mauvaises…

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